Being There 

south africa, a contemporary scene






Fondation Louis Vuitton
April 26 - September 4, 2017
Assistant curator

French bellow


With : Jane Alexander, Jody Brand, Kudzanai Chiurai, David Goldblatt, Nicholas Hlobo, William Kentridge, David Koloane, Moshekwa Langa, Lawrence Lemaoana, Zanele Muholi, Thenjiwe Niki Nkosi, Athi-Patra Ruga, Bogosi Sekhukhuni, Buhlebezwe Siwani, Kemang Wa Lehulere, Sue Williamson.

Partly revealed to the world after the fall of apartheid and the election of Nelson Mandela in 1994, the South African art scene is today one of the most dynamic on the African continent. Its strength lies in the artist's commitment and a cultural vitality built on an established network of institutions, galleries and universities.

Without aiming to present a thorough overview, BEING THERE brings together the recent works of three generations of artists born or living in South Africa. Their work, witnesses of a country still marked by its history and complex current event, express the necessity to intervene in the present.

A first generation brings together major leading figures: Jane Alexander, David Goldblatt, William Kentridge and David Koloane. The consciousness of a specific responsibility, born during apartheid and reformulated today, resonates with force against the contemporary stakes.

A second generation of artists born in the 1970s emerged during a period of questioning and transformation, focuses on the exploration and affirmation of plural identities, with a new commitment to defend minorities - Zanele Muholi and Nicholas Hlobo – and the consistent claim of belonging to South African territory that the artists have reappropriated on their return from exile - Moshekwa Langa.

A third generation, born after 1980, develops an individual or collective activism, still very aware and in touch with reality, as it emerges in the video installation by Sue Williamson (born in 1941). The work reveals the antagonistic view of two young South Africans now confronted with the stigma of apartheid. Revisiting history and questioning their society, young artists – Jody Brand, Kudzanai Chiurai, Lawrence Lemaoana, Thenjiwe Niki Nkosi, Athi-Patra Ruga, Bogosi Sekhukhuni, Buhlebezwe Siwani and Kemang Wa Lehulere - participate in the conception of a contemporary South African identity. Both witnesses and actors, they have the conviction and the will to intervene. 

"About a Generation" continues the exhibition with the work of three photographers - Kristin-Lee Moolman, Musa Nxumalo and Graeme Williams - who document the contrasting portrait of  a certain South African youth, notably that of the "born-free" (born after 1994).


︎︎︎

ÉTRE-LÀ
Une scène contemporaine


En partie révélée au monde après la chute de l’apartheid et l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en 1994, la scène artistique sud-africaine est aujourd’hui l’une des plus dynamiques du continent africain. Sa force tient à l’engagement des artistes et à une vitalité culturelle qui s’adosse à un réseau établi d’institutions, de galeries et d’universités.

Sans être un panorama, ÊTRE LÀ réunit les oeuvres récentes de trois générations d’artistes nés ou vivant en Afrique du Sud. Témoins d’un pays encore marqué par son histoire et par les urgences de l’actualité, leurs oeuvres expriment la nécessité d’intervenir au présent.

Une première génération, réunit de grandes figures de référence : Jane Alexander, David Goldblatt, William Kentridge et David Koloane. La conscience particulière d’une responsabilité spécifique, née durant l’apartheid et reformulée aujourd’hui, résonne avec force face aux enjeux contemporains.

Une seconde génération d’artistes nés dans les années 1970 est apparue dans une période de questionnements et de transformations, se concentre sur l’exploration et l’affirmation d’identités plurielles, avec un engagement nouveau lié à la défense de minorités – Zanele Muholi, Nicholas Hlobo – et la revendication d’appartenance à un territoire sudafricain que les artistes, de retour d’exil, se réapproprient – Moshekwa Langa.

 Une troisième génération, née après 1980, développe un activisme individuel ou collectif, toujours très conscient et en prise avec le réel. En témoigne l’installation vidéo de Sue Williamson (née en 1941) qui dévoile le regard antagoniste de deux jeunes sud-africains confrontés aujourd’hui aux stigmates de l’apartheid. Revisitant l’histoire et questionnant leur société, les jeunes artistes – Jody Brand, Kudzanai Chiurai, Lawrence Lemaoana, Thenjiwe Niki Nkosi, Athi-Patra Ruga, Bogosi Sekhukhuni, Buhlebezwe Siwani et Kemang Wa Lehulere – entendent participer pleinement à l’élaboration d’une identité sudafricaine contemporaine sur laquelle – témoins et acteurs – ils ont la conviction et la volonté de pouvoir intervenir.  ÊTRE LÀ.

« À propos d’une génération » prolonge l’exposition avec le travail de trois photographes – Kristin-Lee Moolman, Musa Nxumalo et Graeme Williams –, qui documentent le portrait contrasté d’une certaine jeunesse sud-africaine, notamment celle des « born-free » (nés après 1994).


Exhibitions views, Being There: South Africa, a contemporary scene, Louis Vuitton Foundation, 2017 © Fondation Louis Vuitton / Marc Domage

Exhibitions




Texts




About



Anaïs Lepage is an independent curator and writer based in Paris.

Trained in Art History at the École du Louvre, in Museum Studies at the Université du Québec à Montréal (UQAM), and in Curatorial Studies at the Paris I Pantheon-Sorbonne University, Lepage multiplies experiences in France and abroad. She started at the Maison Rouge - Foundation Antoine de Galbert in Paris, at the Museum of Contemporary Art in Montreal and, alongside Guillaume Désanges, at the Verrière - Hermès Foundation in Brussels. Then, she worked as assistant curator at the Museum of Contemporary Art in Chengdu, the Museum of Modern Art in Paris, and the Louis Vuitton Foundation.

 With a fondness for collective dynamics, she co-founded the HEIWATA curatorial platform, based in Paris, Mexico City and Toronto, and participates in the queer and feminist writing  workshop How to SupPRESS Universty Writing led by Émilie Noteris. She has collaborated with AICA International, CNEAI, the Palais de Tokyo and the Cité Internationale des arts in Paris. Since 2019, she is teaching exhibition curating at the Sorbonne University. 

Her research focuses on the excesses and secrets of art history in connection with sensitivities and spiritualities as well as postcolonial, gender and feminist studies. She is particularly attached to words, forms and gestures generated outside of rationalist thinking  : drawing on occult and mystical sources; or being inspired by affective flows, emotions and the sentimental life. Practices that often cross issues of resistance, struggle, healing, and ecosystems preservation.

Deploying a holistic conception of curating, she question the forms of writing about art by shifting critical, fictional and intimate narratives in collaborations, performances and podcasts.
 
Infuenced by radical pedagogies, she begins a research on the  emotional labor in her positions of curator, teacher, and art worker. 

She has developed a particular interest in the artistic scenes of the Americas and the Caribbean, Scandinavia and South Africa.

︎

Anaïs Lepage est commissaire d’exposition indépendante, historienne de l’art et autrice.

Formée en histoire de l’art à l’École du Louvre, en muséologie à l’Université du Québec à Montréal et en études curatoriales à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, elle multiplie les expériences en France et à l’étranger. Elle débute à la Maison Rouge à Paris, au Musée d’art contemporain de Montréal et aux côtés de Guillaume Désanges à la Verrière – Fondation Hermès à Bruxelles. Elle s’investit ensuite en tant que commissaire assistante au Musée d’Art Contemporain de Chengdu en Chine, au Musée d’Art Moderne de Paris, et à la Fondation Louis Vuitton.

Affectionnant les dynamiques collectives, elle a cofondé la plateforme curatoriale HEIWATA, basée entre Paris, Mexico et Toronto, et participe à l’atelier d’écriture queer et féministe How to SupPRESS Universty Writing mené par Émilie Noteris. Récemment, elle a collaboré avec l’AICA International, le CNEAI, le Palais de Tokyo et la Cité Internationale des arts à Paris. Depuis 2019, elle enseigne le commissariat d’exposition à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Ses recherches portent sur les excès et les secrets de l’histoire de l’art en lien avec des sensibilités et des spiritualités ainsi que les études postcoloniales, de genre et féministes. Elle s’attache particulièrement aux mots, aux formes et aux gestes générés hors d’une pensée rationaliste : puisant dans des sources occultes et mystiques ; ou s’inspirant de flux affectifs, d’émotions et de la vie sentimentale. Des pratiques qui traversent souvent les questions de résistance, de lutte, de réparation, et de préservation des écosystèmes.

Déployant une conception holistique du commissariat, elle réfléchit également aux formes d’écritures sur l’art en déplaçant les registres critique, fictionnel et intime lors de collaborations, de performances et de créations radiophoniques.

Inspirée par les pédagogies radicales et engagées, elle commence une recherche sur le “travail émotionnel” à l'oeuvre dans les rôles de commissaire d'exposition, d'enseignante et de travailleuse de l’art.  

Au fil des rencontres et des projets, elle a développé un intérêt particulier pour les scènes artistiques des Amériques et des Caraïbes, Scandinave et d’Afrique du Sud.