In the meantime,
The narator artist


two decades of french art (1994-2014) through the collections of video installations of the museum of modern art of the city of paris.






Event as part of the 50 years of cooperation between France and China. In partnership with the French Institute of China in Chengdu

Museum of Contemporary Art Chengdu,  Sichuan, China
May 24 to July 28, 2014
Assistant curator


With: Adel Abdessemed, Absalon, Kader Attia, Christian Boltanski, Benoît Broisat, Julien Discrit, Dominique Gonzalez-Foerster, Douglas Gordon, Camille Henrot, Pierre Huyghe, Ange Leccia, Ariane Michel, Nicolas Moulin, Valérie Mréjen, Petra Mrzyk & Jean- François Moriceau, Melik Ohanian, Philippe Parreno, Anri Sala, Anne-Marie Schneider, Zineb Sedira.


The exhibition offers a selection of video works by French artists acquired by the Museum of Modern Art of the City of Paris over the last twenty years. Through this selection can be read the story of a generation that has been a point of reference for many artists in France and abroad. Through their interventions, they often filled several roles, such as that of the artist, the critic, the curator, the organizer of events. Their projects reflect a "relational" dynamic and take various forms, such as the lm, the song, the television show, the manga and the documentary. In uenced by the historical avant-gardes and especially those of the 70s including cinema and video, these artists propose "works experiences".


︎︎︎


ENTRE-TEMPS
L’ARTISTE NARRATEUR

Deux décennies d’art français (1994-2014) à travers les collections d’installations vidéos du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Manifestation dans le cadre des 50 ans de coopération entre la France et la Chine.
En partenariat avec l’Institut Français de Chine à Chengdu.


L’exposition propose un choix d’œuvres vidéo d’artistes français acquises par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris au cours des vingt dernières années. À travers cette sélection se lit l’histoire d’une génération qui a constitué un point de référence pour de nombreux artistes, non seulement en France mais à l’étranger. La collection du musée s’est construite progressivement, en relation avec les expositions qui ont eu lieu à l’ARC, département contemporain du musée. Celui-ci s’est efforcé par une politique d’exposition attentive aux aventures et aux expérimentations, de traduire les recherches d’une génération qui a repensé l’œuvre et les expositions comme des frontières à reconquérir. Cette période est particulièrement riche par la façon dont les artistes français ont questionné les données spatiales et temporelles de l’exposition.

À travers leurs interventions, ils ont souvent rempli plusieurs rôles, comme celui de l’artiste, du critique, du commissaire, de l’organisateur d’événements. Leurs projets traduisent une dynamique « relationnelle » et prennent des formes diverses, tels que le film, la chanson, l’émission de télévision, le manga et le documentaire. Influencés par les avant-gardes historiques et surtout par celles des années 70 incluant cinéma et vidéo, ces artistes proposent des « œuvres expériences » qui tendent à enrichir l’approche du visiteur.

Entre-Temps offre comme fil directeur l’importance du langage et de la narration, du lien que ces œuvres entretiennent avec le cinéma et la littérature des années 60 et 70 (Nouvelle Vague, Nouveau Roman). Elle suggère une proximité, voire un héritage symbolique avec ce que la contre-culture américaine a appelé la « French Theory » qui va au-delà d’une simple scène géographique ou générationnelle. Les artistes rassemblés dans Entre-Temps ont utilisé la vidéo comme médium essentiel, s’efforçant de l’explorer dans toutes ses potentialités. Ils ont su inventer une scène étonnamment stimulante, qui constitue aujourd’hui un point de référence international.



Melik Ohanian, Invisible Film, 2005. Courtesy the artist / Galerie Chantal Crousel / Galerie Yvon Lambert, New York © Melik Ohanian
Philippe Parreno, Anywhere out of the World, 2000. Courtesy Air de Paris, Paris © Philippe Parreno
Ariane Michel, Les yeux ronds, 2006 Courtesy Jousse Entreprise, Paris © Ariane Michel
Nicolas Moulin, VIDERPARIS, 1998-2001 © Nicolas Moulin
Ange Leccia, Jamais la mer ne se retire, 2014, Courtesy the artist © ADAG

Exhibitions




Texts




About



Anaïs Lepage is an independent curator and writer based in Paris.

Trained in Art History at the École du Louvre, in Museum Studies at the Université du Québec à Montréal (UQAM), and in Curatorial Studies at the Paris I Pantheon-Sorbonne University, Lepage multiplies experiences in France and abroad. She started at the Maison Rouge - Foundation Antoine de Galbert in Paris, at the Museum of Contemporary Art in Montreal and, alongside Guillaume Désanges, at the Verrière - Hermès Foundation in Brussels. Then, she worked as assistant curator at the Museum of Contemporary Art in Chengdu, the Museum of Modern Art in Paris, and the Louis Vuitton Foundation.

 With a fondness for collective dynamics, she co-founded the HEIWATA curatorial platform, based in Paris, Mexico City and Toronto, and participates in the queer and feminist writing  workshop How to SupPRESS Universty Writing led by Émilie Noteris. She has collaborated with AICA International, CNEAI, the Palais de Tokyo and the Cité Internationale des arts in Paris. Since 2019, she is teaching exhibition curating at the Sorbonne University. 

Her research focuses on the excesses and secrets of art history in connection with sensitivities and spiritualities as well as postcolonial, gender and feminist studies. She is particularly attached to words, forms and gestures generated outside of rationalist thinking  : drawing on occult and mystical sources; or being inspired by affective flows, emotions and the sentimental life. Practices that often cross issues of resistance, struggle, healing, and ecosystems preservation.

Deploying a holistic conception of curating, she question the forms of writing about art by shifting critical, fictional and intimate narratives in collaborations, performances and podcasts.
 
Infuenced by radical pedagogies, she begins a research on the  emotional labor in her positions of curator, teacher, and art worker. 

She has developed a particular interest in the artistic scenes of the Americas and the Caribbean, Scandinavia and South Africa.

︎

Anaïs Lepage est commissaire d’exposition indépendante, historienne de l’art et autrice.

Formée en histoire de l’art à l’École du Louvre, en muséologie à l’Université du Québec à Montréal et en études curatoriales à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, elle multiplie les expériences en France et à l’étranger. Elle débute à la Maison Rouge à Paris, au Musée d’art contemporain de Montréal et aux côtés de Guillaume Désanges à la Verrière – Fondation Hermès à Bruxelles. Elle s’investit ensuite en tant que commissaire assistante au Musée d’Art Contemporain de Chengdu en Chine, au Musée d’Art Moderne de Paris, et à la Fondation Louis Vuitton.

Affectionnant les dynamiques collectives, elle a cofondé la plateforme curatoriale HEIWATA, basée entre Paris, Mexico et Toronto, et participe à l’atelier d’écriture queer et féministe How to SupPRESS Universty Writing mené par Émilie Noteris. Récemment, elle a collaboré avec l’AICA International, le CNEAI, le Palais de Tokyo et la Cité Internationale des arts à Paris. Depuis 2019, elle enseigne le commissariat d’exposition à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Ses recherches portent sur les excès et les secrets de l’histoire de l’art en lien avec des sensibilités et des spiritualités ainsi que les études postcoloniales, de genre et féministes. Elle s’attache particulièrement aux mots, aux formes et aux gestes générés hors d’une pensée rationaliste : puisant dans des sources occultes et mystiques ; ou s’inspirant de flux affectifs, d’émotions et de la vie sentimentale. Des pratiques qui traversent souvent les questions de résistance, de lutte, de réparation, et de préservation des écosystèmes.

Déployant une conception holistique du commissariat, elle réfléchit également aux formes d’écritures sur l’art en déplaçant les registres critique, fictionnel et intime lors de collaborations, de performances et de créations radiophoniques.

Inspirée par les pédagogies radicales et engagées, elle commence une recherche sur le “travail émotionnel” à l'oeuvre dans les rôles de commissaire d'exposition, d'enseignante et de travailleuse de l’art.  

Au fil des rencontres et des projets, elle a développé un intérêt particulier pour les scènes artistiques des Amériques et des Caraïbes, Scandinave et d’Afrique du Sud.